La Tour, prends garde !
Avec
Sander Cohen : Olivier
Julien Dalex : Bernard
David Doucerain : Gomin
Aurore Ponomarenko : Thérèse
Alexandre Callec : Charles
Eurydice Vial : Elisabeth
Murielle Subit : Marie-Antoinette
Léopold Hedengren : Louis XVI
Sébastien Barké : Mathieu
Hélène Farines : Stéphanie-Louise de Montcairzain
Pianiste : Isaline Chevalley
Composition du générique : Tiziana de Carolis
Costumes de Maite Berasategui, Arantxa Berroeta, Isabelle Tardivaud et Jill Hoff
Maquillage : Marion Bidaud
Automne 1792, Louis XVI et les siens sont emprisonnés dans la sinistre tour du Temple ; une vie de famille peu commune s’instaure alors, s’efforçant de revêtir des apparences de normalité mais rythmée, en résonance, par les événements de la Révolution et la disparition successive des membres de la famille. Entre espoirs d’évasion et désir de vengeance, les enfants de Louis XVI se prennent d’affection pour leurs geôliers républicains. Madame Royale, l’aînée, sera la seule à survivre. Comment imagine-t-on l’avenir entre quatre murs ? Comment construire sur un passé en ruines ?
Dans ce tableau tragique, souvent décliné en images d’Epinal pour les besoins d’une cause ou d’une autre, surviennent deux individus, Bernard et Olivier, illustrations burlesques de l’abondante production fantastique sur le voyage dans le temps, clichés romanesques amenés à remettre en cause les poncifs historiques.
Le parasitage des topoï est donc le ressort dramatique de La Tour, prends garde !, pièce qui voudrait approcher une réalité plus humaine de cette période controversée et, au-delà du seul intérêt pour le destin des enfants de Louis XVI, proposer son interprétation de la résilience.